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Les éditeurs ont tout compris. Le machinima est un média intéressant car il permet de placer son produit. Comme au cinéma depuis les années 20, le marketing et le divertissement sont liés. Il y a avait plusieurs façon d’introduire le Machinima. Allociné a fait le choix de vous le présenter à grand coup de marketing. Comprenez-le bien ! Battlefield Hardline sortira bientôt ! Dans l’émission Game in Ciné consacrée au « Les machinima dans les jeux vidéo » (le titre m’effraie), on vous parlera de ces réalisateurs méconnus, ceux que l’Undeground encanaille et qui se sont emparés des codes du cinéma pour réécrire le septième art forgé par un critique franco-italien, … Non ! Je plaisante. N’espérer pas trop non plus. Le reportage ne dure que cinq minutes.1500x500

Tout au long de l’émission, votre cerveau voguera vers un espace mal délimité entre trailers promotionnels, réalisation clipesque et EA Games. L’émission commence, mes ongles grattent le revêtement plastique de ma chaise de bureau, mes lèvres clapotent et battent la mesure d’un tube techno des années 90, je suis un peu excité et j’ai peur. On vous présente le directeur chargé de la réalisation des machinimas promotionnels des jeux de DICE, Roland Smedberg. Ce Suédois, mieux connu sous le pseudo RollieThePollie a fait le déplacement jusqu’à Paris pour animer un « Workshop » ou atelier ( « We are in France, we speak french. » S. Chabal) afin de faire la promotion du dernier jeu d’EA Game. Atelier durant lequel il a fait partager ses dix ans d’expériences. Dix années passées à la réalisation des vidéos promotionnelles et qui ravirent son patron. D’ailleurs, coïncidence, un jeu pointe le bout de son nez au premier semestre 2015 : Battlefield : Hardline.

Le réalisateur est doué. Rien à redire ! Ses vidéos sont bien foutues et font une bonne pub à l’éditeur. Mais il ne réalise pas seul, sachez-le ! Ils sont quatre, de nationalité différente et Rollie dirige. Rollie nous parle donc de sa passion. « Tout les passionnés peuvent réaliser des vidéos ». D’accord ! Dès les premiers mots s’affiche alors immédiatement à l’écran le dernier jeu d’EA. J’ai compris l’astuce. Une des ficelles les plus discrètes pour placer le trailer dans l’émission vient de lâcher.

Alors très vite, mon attention s’égare. Mais le reportage est dynamique et mon cerveau qui patinait s’active lorsque le journaliste balance une deuxième interview, de Berdu cette fois-ci. Ce youtuber amoureux de la série Battlefield a quelques machinimas intéressants à son actif. Très souvent clipesques, pas toujours très inspirées mais pas inintéressantes pour autant, les vidéos de Berdu s’enchainent sur votre écran à mesure qu’il vous explique avec humilité qu’il n’est pas un professionnel de la vidéo.

Plus simplement, Berdu vous dévoile qu’un mauvais monteur ou réalisateur, s’il a un certain goût, peut être un bon machinéaste. D’accord Bill, faisons cela ! Alors, à ce moment du reportage, j’ai pris mon mal en patience, le thème traité, c’est à dire celui du machinima dans le jeu vidéo me semblait beaucoup moins excitant. J’ai lorgné la barre de défilement du lecteur. Ah ! Zut. On approchait quand même de la moitié. J’ai alors espéré l’extravagance d’une seconde partie mieux construite, car j’étais Berdu, perdu entre des images de matchmaking et des bruits provoqués par les rafales des mitraillettes. J’ai donc mis mon cerveau en panne et j’ai espéré l’arrivée d’un début de construction et d’une petite mise en abyme du média. Et… Et…

Et les deux intervenants ont suivi le fil rouge de l’interview. Ils se sont exprimés sur le rôle de la musique dans leurs vidéos. Forcément, ils produisent des machinimas clipesques (un classique plutôt vendeur). Il ne fallait pas s’attendre à creuser des procédés scénaristiques. Les vidéos de RollieThePollie sont toutes plus ou moins construites de la même façon. En résumé, le choix de la musique est très important car la musique doit laisser transparaître des émotions et elle doit s’accorder avec les situations présentées à l’écran. Bingo ! Merci l’ami. J’ai appris de quoi animer mes ateliers pour les vingt prochaines années. J’exagère un peu car nos deux compères s’expriment aussi sur la construction rythmique des machinimas mais le reportage est trop court pour que vous puissiez en tirer un état de ravissement extatique.

A la quatrième minute trente sur les cinq minutes que totalise le reportage du Machinima dans les jeux vidéo. Le journaliste ouvre le débat. Le machinima est populaire. Pourquoi est-il populaire ? Parce qu’il existe un thriller réalisé par un certain Mathieu Weshler. Qui ? Un gars qui a fait un machinima connu.

Il ne reste que quinze secondes. Alors le machinima c’est populaire, ça intéresse le ciné et ça a de l’avenir. Merci, au-revoir !

Bref, le machinima présenté sur Allociné c’est un peu l’encart écologique que vous lisez entre deux jeux de l’oie sur votre paquet de Corn flakes. C’est beau, ça se regarde et s’oublie vite mais c’est vendeur !

Amusez-vous bien ! Faites-nous rire et pleurer. A bientôt les machinéastes !

 

Le machinima et le placement de produit, 5.0 out of 5 based on 4 ratings
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4 commentaires

  • ReggieMetalFox

    Certes, mais ça reste un jolie placement de produit 😀

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    • Merzlinn
      Merzlinn il y a 2 ans

      You’ve got a point there! J’ai du coup un tout petit peu modifié l’article de façon à le rendre un peu plus lisible.

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  • Oppo l'extra-terrien

    Super article ! C’est bien écrit ^^
    Après pour le sujet, bah voilà quoi, tout est dit :p

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    • Merzlinn
      Merzlinn il y a 2 ans

      Merci Oppo.

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